III - le daltonisme

A) Les origines génétiques du daltonisme

Le daltonisme est dû à une anomalie génétique sur le chromosome X. La femme possèdant deux chromosomes X, l'anomalie sur un gène est souvent compensée par l'autre gène  X. Elle peut donc transmettre le daltonisme sans en être atteinte. L'homme, lui, n'a qu'un seul chromosome X, et un chromosome Y, le gène anormal ne peut donc pas être compensé.
Le daltonisme est par conséquent beaucoup plus fréquent chez les hommes (8% de la population française), que chez les femmes. (0.6%)

 

 

Mais pour vraiment comprendre d'où vient le daltonisme, il faut remonter l'histoire.

Les différents pigments de la rétine ont tous une séquence d'acides aminés très semblable. Cela est dû à leur origine commune. En effet, un seul gène ancestral commun est à l'origine des pigments. Puis trois gènes en sont issus : un gène codant pour la rhodopsine (le pigment contenu dans les bâtonnets), un gène pour le pigment bleu (situé sur le chromosome 7), et un gène codant pour un pigment dont le spectre d'absorption allait du rouge au vert.

Ainsi, la différenciation du pigment rouge et du pigment vert est très récente puisqu'elle est survenue après la séparation des continents africain et américain, d'où une ressemblance dans la séquence des acides aminés des 2 protéines.


Les gènes codant pour les pigments verts et rouges sont situés à la suite sur le chromosome X. Au moment de la méiose (l'un des processus fondamentaux de la reproduction sexuée), il y a des risques de mauvaise recombinaison des chromosomes.

Enfin, il est possible d'observer qu'il existe différents types de daltonisme, classés selon l'importance du trouble visuel et selon les cônes atteints.

Il en existe trois :

  • les protanope ( absence du pigment rouge )

  • les deutéranope (absence du pigment vert )

  • les tritanope ( absence du pigment bleu )

B) Dépistage

Le diagnostic permettant de savoir si un individu est daltonien est confirmé par une évaluation de la vision des couleurs.

Ainsi, il existe depuis 1917 un test nommé « test d'Ishihara » qui permet de dépister les anomalie de la vision des couleurs. Il s'agit d'un recueil de 38 planches composés d'une mosaïque de points de couleurs différentes ayant pour but de former une forme sur un fond.

Les couleurs des points sont saturées différemment de tels sortent qu'un dyschromate ne verrait pas la couleur mais ne pourrait pas non plus en déchiffrer la forme.

 

 

 

 

 

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